11/01/2019

Economie genevoise: l'année de tous les dangers

En période d'incertitude et de tensions géo-politiques, l'économie genevoise avait pris l'habitude de s'appuyer sur des "fondamentaux", les fameuses conditions-cadres, solides, lui permettant d'encaisser les futurs chocs conjoncturels. Est-ce encore le cas aujourd'hui, alors qu'une guerre commerciale atypique s'instaure entre les Etats-Unis et la Chine, que l'Europe s'enlise dans des conflits institutionnels (Brexit), migratoires (Italie, Autriche, Hongrie, Pologne, République tchèque), sociaux (France) et souverainistes (la moitié des pays environ) qui affaiblissent sa construction, la stabilité de sa monnaie et sa crédibilité?

Dans ce contexte tourmenté, l'économie genevoise doit pouvoir compter sur un soutien politique sans faille pour maintenir la tête hors de l'eau. Or ce soutien est nettement moins efficace en ce début d'année 2019 qu'il ne le fut lors des crises précédentes (1990-1997, 2001, 2008-2009). Alors que la sagesse commanderait, avec de telles incertitudes, de contenir les dépenses de l'Etat et de renforcer le pouvoir d'achat des habitants et la compétitivité des entreprises, on a assisté en décembre dernier à trois décisions pour le moins inquiétantes, dans l'ordre croissant de gravité suivant:

1. Le budget de l'Etat 2019 a été voté avec une hausse importante des dépenses, même s'il n'est pas déficitaire. En fait, les partis proches des milieux économiques ont été proprement laminés sur ce sujet, le budget voté étant clairement l'œuvre des partis de gauche et ayant même été accepté, pour la première fois depuis plusieurs décennies, par l'extrême-gauche.

2. Le Parlement genevois a accepté une hausse importante des valeurs locatives, qui aura pour effet d'augmenter sensiblement les impôts des propriétaires. Là aussi les partis traditionnellement opposés aux hausses d'impôts (PLR, PDC, UDC) sont restés inaudibles alors que toute une classe de la population qui compose pourtant la majorité de leur électorat attendait une réaction. Comment ces propriétaires réagiront-ils, en mai 2019, lorsqu'on leur demandera de baisser l'imposition des bénéfices des entreprises? Assez mal, je le crains.

3. La gauche, alliée au MCG pour l'occasion, a également imposé une recapitalisation de la caisse de pension des fonctionnaires (la CPEG) onéreuse et qui ne remet en cause aucun des privilèges ancestraux (cotisations, primauté des prestations). Certes, une autre loi a également été adoptée et deux référendums seront inévitables. Mais aucune solution ne se dessine et le budget de l'Etat risque d'être fortement sollicité. Là aussi, PLR, PDC et UDC se sont égosillés dans le vide.

Ne nous le cachons pas, cet affaiblissement du centre et de la droite est une conséquence directe et nocive de l'Affaire Maudet qui est appelée à s'éterniser, en dépit d'une rupture de confiance totale de la population, des partis et de l'ensemble des institutions envers ce Magistrat. De fait, tout indique que le Gouvernement devra fonctionner de manière boiteuse à 6, son 7e membre ne disposant plus de la crédibilité nécessaire pour poursuivre son action. Or Maudet reste, théoriquement, encore en charge du Département de l'Economie. Ou de ce qu'il en reste...

Mais l'année de tous les dangers pour l'Economie genevoise se jouera principalement le 19 mai. C'est à cette date que sera soumis en votation populaire la RFFA (réforme fiscale et financement de l'AVS), soit la nouvelle fiscalité des entreprises. Le taux d’imposition actuel se situe autour de 24%, s'il devait être maintenu, ce serait la catastrophe intégrale. Les travaux parlementaires sur le projet cantonal proposent un taux de 13,99%, sans doute appelé à monter vu que la gauche à le vent en poupe et va faire de la surenchère. Petit rappel: le canton de Vaud applique déjà, lui, un taux de 13,79% au 1er janvier 2019 pour l'imposition des entreprises. Pas besoin d'un doctorat en maths pour comprendre ce qui arrivera si Genève rate ce rendez-vous...

 

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07/05/2018

Ce qui a coulé Luc Barthassat, et ceux qui y ont participé

 

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11/01/2018

Ce que j'attends de mon NON a No-Billag

Guère admirateur des méthodes de Trump, donc peu enclin à utiliser l'arme nucléaire pour régler mes désaccords ponctuels avec la SSR, je vais bien évidemment voter un NON a No-Billag. Je n'ai pas envie que le paysage télévisuel suisse ressemble à Hiroshima après la bombe ou Tchernobyl, après l'explosion. No-Billag produira en effet un terrain irradié sur lequel aucune télévision publique ne pourra plus jamais germer.

Sur ce tas de cendres, il y a fort à parier que ne pourront proliférer que des réseaux privés genre Télé-Blocher, M6, Canale 5 ou RTL+, qui habilleront leur camelote avec de la télé-réalité bien sordide, une orgie de pub qui leur tombera bien chaude dans leur bec, et qui n'hésiteront pas à nous facturer CHF 25.- la retransmission d'une rencontre de Champion's League, de chaque match de Federer à Wimbledon ou de la descente du Lauberhorn, commentés de surcroit dans un mauvais français fédéral, depuis un studio borgne situé dans une zone industrielle reculée de l'Hinterland zurichois.

Certes, la SSR doit perdre à la fois son embonpoint et son arrogance. Mais d'ici à laisser la place à de multiples télé-zombies, il y a un pas. J'attends donc, de mon clair NON à No-Billag, les engagements suivants de la SSR et des Chambres fédérales qui devront concocter la nouvelle LRTV:

- la diminution du nombre de chaines de TV et surtout de radio, la mission de la SSR devant surtout être de nature généraliste

- un détachement total de la SSR vis-à-vis du monde politique. La SSR ne doit pas être présidée par un politicien

- des émissions politiques bien plus objectives, avec un panel d'invités représentant toutes les opinions, et l'arrêt de la systématique allégeance des dirigeants, producteurs ou journalistes  aux thèses pro-européennes, immigrationnistes et mondialistes.

- une redevance diminuée à CHF 365.-, imposée à tous les ménages suisses, sans exception

- l'abandon de l'imposition des entreprises à cette redevance

- une part nettement plus grande (20% minimum) du produit de cette redevance allouée aux autres radios et TV

- la fermeture des fenêtres publicitaires à des diffuseurs étrangers (TF1, M6, RTL+, etc...). De toutes façons il n'y a aucune réelle réciprocité.

- la fin de l'ostracisme et du dénigrement systématique des mouvements patriotes. Vous voulez un TV nationale? Alors il faut défendre l'idée de la nation.

Et c'est un peu la dernière qui sonne...

12:16 Publié dans Air du temps, Humeur | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | | |